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Photo: Credit: SIP / PANCAKE! Photographie
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Commémoration de la Journée de la Résistance nationale

En collaboration avec les représentants luxembourgeois de la Fondation nationale de la Résistance (FONARES) et du Comité pour la mémoire de la Deuxième Guerre mondiale (CM2GM), nous avons commémoré le dimanche 22 février 2026 la Journée de la Résistance nationale, journée du souvenir dédiée à la résistance de la population luxembourgeoise contre l’occupation nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

Une messe à la mémoire des victimes de l’occupation nazie a été célébrée le dimanche 22 février à la Chapelle du Glacis par le cardinal Hollerich. L’événement a réuni des représentants du corps diplomatique, dont l’ambassadrice de la République tchèque, ainsi que des représentants des communautés catholique, protestante, juive et musulmane. La cérémonie s’est achevée par un dépôt de gerbes, une salve d’honneur et un discours du Premier ministre du Luxembourg, Luc Frieden.

Traditionnellement, cette journée est honorée devant le mémorial de la Croix de Hinzert (Croix de Hinzert) dans le quartier de Limpertsberg, en mémoire de 23 membres luxembourgeois de la Résistance qui furent exécutés le 25 février 1944 près du camp de concentration de Hinzert (à proximité de la ville allemande de Trèves).

Commémoration de la Journée de la Résistance nationale

Commémoration de la Journée de la Résistance nationale

Les personnes exécutées étaient des figures de premier plan et des participants actifs de la résistance luxembourgeoise contre l’occupation nazie entre 1940 et 1944. Le mouvement de résistance luxembourgeois a aidé à cacher des dizaines de personnes à la Gestapo, organisé des sabotages, diffusé des matériels antinazis et refusé le service militaire forcé dans l’armée allemande — des activités qui furent sévèrement réprimées par les nazis.

De nombreux opposants à l’occupation furent arrêtés et déportés précisément vers le camp de concentration de Hinzert, qui servait de SS-Sonderlager et de camp de transit avant d’autres déportations. Durant la guerre, des milliers de prisonniers politiques luxembourgeois y passèrent et au moins plusieurs centaines y périrent.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, environ 5 700 Luxembourgeois périrent, soit près de 2 % de la population de l’époque (le pays comptait environ 300 000 habitants), une proportion comparable à celle des pertes tchèques.

Ce chiffre comprend les victimes civiles, les membres de la Résistance, les victimes des déportations vers les camps de concentration ainsi que de jeunes hommes tombés après avoir été incorporés de force dans l’armée allemande. Une tragédie particulière fut la déportation de la population juive : environ 800 Juifs luxembourgeois furent déportés et seuls 70 survécurent.

Environ 11 000 jeunes Luxembourgeois furent incorporés de force au Reichsarbeitsdienst (RAD), le service du travail du Reich. Quelque 12 000 hommes furent ensuite enrôlés de manière coercitive dans la Wehrmacht (la « Zwangsrekrutierung »). Ces enrôlements provoquèrent des protestations au Luxembourg en 1942, qui furent violemment réprimées par les nazis.

Dans l’ensemble, l’occupation du Luxembourg fut l’une des plus dures d’Europe occidentale : l’Allemagne nazie tenta d’annexer le pays et de germaniser sa population.